La coopération bat son plein !

Trente-deux officiers et sous-officiers des cellules et brigades anti-drogue de la gendarmerie ivoirienne ont bénéficié début juin d’une formation à la détection des produits stupéfiants.
Organisée par la Division de la coopération internationale, le service de sécurité intérieure de l’ambassade de France et le lieutenant-colonel Marc Lordon, coopérant de l’école de gendarmerie, cette formation a notamment permis d’évoquer les routes empruntées par les drogues et les infractions au regard de la législation ivoirienne en matière de stupéfiants.

Dans cette lignée, un atelier régional organisé dans le cadre de l’exécution du fonds de solidarité prioritaire « Appui à la lutte contre le trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest » s’est déroulé le 16 et 17 juin dans les locaux d’Interpol à Abidjan. Vingt-neuf responsables de service, enquêteurs et analystes de la police, de la gendarmerie et des douanes ont participé à cet atelier. Venant du Nigéria, du Bénin, du Togo, de Ghana et de Côte d’Ivoire, ils ont ainsi échangé sur les nouvelles tendances en matière de circulation et de dissimulation des drogues, et sur les possibilités d’amélioration de la coopération régionale. Les officiers de liaison français des plateformes internationales de Dakar et d’Accra ainsi que deux représentants de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime sont intervenus lors de cet événement.

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Enfin, une formation au contrôle du fret a été dispensée aux douaniers de la direction des services du 22 au 25 juin par l’attaché régional adjoint des douanes françaises en fonction à Dakar.
Financée par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, cette action était destinée à enseigner les différentes méthodes de ciblage des colis acheminés par voie aérienne et leur importance dans la recherche de produits stupéfiants. Après deux journées consacrées à la théorie, les stagiaires ont effectué des exercices pratiques sur site du fret. Lors d’un de ces exercices, les douaniers ont ciblé un envoi suspect à destination de Singapour. L’ouverture des colis a révélé la présence de cent kilos d’écailles de pangolins*.

Depuis 2000, cette espèce est protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.
L’enquête se poursuit, le déclarant devant auditionné les prochains jours.

* un kilo d’écailles équivaut à trois pangolins

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publié le 03/02/2016

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