On veut en savoir plus sur vous ! Lucile Brethes, Responsable du Fonds social de développement (FSD)

- Présentez-vous en quelques lignes
Je m’appelle Lucile Brethes, née de parents tous deux bibliothécaires, j’ai grandi à Poitiers dans la Vienne. Je me suis orientée très vite vers l’économie et le développement international, et j’ai effectué mon magistère au CERDI, un centre de recherche spécialisé sur ces questions. A l’issue de mes études, j’avais envie de travailler dans le secteur de la solidarité internationale et de partir en Afrique, continent que je ne connaissais pas, pour travailler « sur le terrain ». Après un stage à la Délégation de l’Union Européenne à Bangui, en République Centrafricaine, je suis rentrée chez ACTED, une ONG française avec qui je suis partie en République Démocratique du Congo, d’abord dans la province de l’Équateur sur les bords du fleuve Congo, puis dans la capitale, Kinshasa. J’ai ensuite passé quelques mois en France comme assistante de recherche auprès de deux professionnels de « l’impact investing » qui préparaient un livre sur les PME en Afrique. Bien vite, l’envie de repartir m’a reprise à nouveau et j’ai postulé pour la Côte d’Ivoire avec le Ministère des Affaires Étrangères et du Développement international.

- Quelle est votre mission en Côte d’Ivoire ?
Je suis en charge pour le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France du programme Fonds Social de Développement, du suivi des questions portant sur la société civile, et des questions de Finances Publiques. Principalement, il s’agit d’assurer l’instruction de demandes de financements émanant de la société civile ivoirienne, d’accompagner les ONG dans la définition et l’écriture de leurs projets, de les suivre et les appuyer dans la mise en œuvre de leurs projets une fois financés par le programme, de les appuyer dans la rédaction des rapports financiers et narratifs et enfin d’assurer l’évaluation des projets. Je suis également amené à faire du conseil aux ONG dans le cadre de leurs recherches de financements.

- Que retirez-vous de votre expérience en Côte d’Ivoire ?
Avant tout, je trouve passionnant de travailler avec les associations ivoiriennes, où j’ai découvert des acteurs particulièrement engagés. Beaucoup de personnalités au sein de ces associations ont des parcours fascinants et me permettent d’apprendre beaucoup. Cette expérience renforce ma conviction que travailler avec la société civile directement permet une plus grande appropriation des projets et des problématiques de développement par les populations.
Par ailleurs, j’ai la chance de me déplacer assez régulièrement en province, et au cours de ces missions j’ai eu l’occasion de découvrir beaucoup sur les traditions ivoiriennes, notamment en ce qui concerne l’importance des chefs coutumiers. Leur rôle prépondérant dans la société ivoirienne m’a particulièrement marqué.
D’un point de vue plus personnel, je trouve que la Côte d’Ivoire est un pays très agréable et facile à vivre, j’apprécie l’animation qu’il y a à Abidjan mais j’aime aussi beaucoup les paysages et la vie en dehors de la capitale. Je crois que je retiendrai surtout de la Côte d’Ivoire sa douceur de vivre et son zouglou !

publié le 06/08/2014

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