Soutien juridique de la France aux prisonniers de la MACA.

Le 12 février 2014, l’Association Nationale d’Aide aux Prisonniers (ANAP) a organisé la cérémonie de clôture du projet dénommé « Justice réparatrice et Assistance juridique à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) », financé à hauteur de 19 millions de FCFA par l’Ambassade de France dans le cadre de son programme "Fonds Social de Développement". Cette cérémonie s’est déroulée à la MACA, en présence des autorités administratives, et notamment du Directeur des Affaires Pénitentiaires du Ministère de la Justice, des Droits de l’homme et des Libertés publiques et du Directeur de la MACA, mais aussi des détenus et victimes ayant participé au projet.

Au cours de cette cérémonie ont été présentés les résultats du projet composé de deux volets. Le premier intitulé , « Droit à la Justice », pour la prise en charge d’une cinquantaine de prévenus en procédure de flagrant délit, bénéficiant ainsi de l’assistance d’avocats bénévoles au service de l’association.

Mme Koreki, présidente de l'ANAP
M le Directeur des Affaires Pénitentiaires le Président WATA BABACAR (à droite) et M le Régisseur Principal de la MACA Mr KONE (à gauche)
Lucile brethes chargée de mission Fonds Social de Développement pour l'Ambassade de France en Côte d'Ivoire
M. Thierry Atsé, juriste et coordonnateur adjoint du projet justice réparatrice et assistance juridique pour l'ANAP
Soeur Thérèse de Villette, coordinatrice du projet justice réparatrice et assistance juridique pour l'ANAP

Le second volet intitulé « justice réparatrice », expérimentant pour la première fois en Côte d’Ivoire la mise en place de rencontres entre des détenus et des victimes. Ces rencontres ont ouvert la voix, comme l’a expliqué la coordinatrice du projet, Mme Thérèse de Vilette, à une certaine libération voire une « guérison » par la parole des 25 victimes bénéficiaires du projet, et à une meilleure prise de conscience de l’impact de leurs délits pour les 25 détenus participants. Cette approche cherche notamment à limiter les risques de récidives, à favoriser la réinsertion des détenus et à limiter les tensions au sein de la société, ce qui a été particulièrement important dans le contexte post crise de la Côte d’Ivoire.

Durant la cérémonie, des détenus et des victimes ont témoigné de ce que leur a apporté le projet, et ont encouragé l’ANAP à continuer cette expérience et à l’étendre à d’autres bénéficiaires. Ainsi l’un des détenus a déclaré en s’adressant aux victimes : « recevez en langue de chez nous mon ‘YAKO’ ! (pardon). Je prie que le Seigneur attire une attention particulière vers vous. Je continue à dire merci à l’ANAP qui a pu briser le mythe de méfiance qui vivait entre les victimes et nous les détenus »

publié le 05/06/2014

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